Une vague, un surfeur : c'est le contrat social du line-up, et il n'est écrit nulle part. Celui qui est placé le plus près du pic, là où la vague commence à casser, a la priorité. Partir sur la vague de quelqu'un d'autre, ce qu'on appelle « dropper », est LA faute impardonnable : c'est dangereux, et c'est un manque de respect qui se paie en regards noirs, parfois en mots.
En compétition WSL, la règle change complètement : la priorité y est attribuée à tour de rôle, affichée sur des disques de couleur, et celui qui la détient peut prendre la vague qu'il veut, quoi qu'il arrive. Deux mondes, deux logiques : à l'eau libre, la priorité se mérite par le placement ; en heat, elle se gère comme une ressource stratégique. Comprendre ça, c'est comprendre la moitié de ce qui se joue dans nos lives.
