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N° 001 / 016
Le film s'ouvre sur une chanson. Une guaracha de 1937 signée Guillermo Rodríguez Fiffe, « Bilongo », que toute l'île connaît par cœur, et son refrain : « Kikiribú mandinga ». Dans le parler populaire cubain, l'expression sert à dire que c'est terminé. Que quelqu'un est mort. Kepa Acero en a fait le titre de son nouveau film, et il n'existait pas de meilleur nom pour cette histoire. Parce qu'à Cuba, le surf aurait dû mourir cent fois. Il est toujours debout. Une planche, un suspect Pour comprendre, il faut remonter aux années 90. L'URSS s'effondre, et Cuba coule avec elle : c'est la « Période spéciale », une crise économique totale. Des milliers de Cubains fuient vers la Floride sur tout ce qui flotte, une porte, un pneu, une chambre à air. Depuis, dans ce pays où l'océan est d'abord une frontière, un type qui rame vers le large sur un objet flottant n'est pas un sportif. C'est un
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N° 002 / 016
À l’approche des quarts de finale, il n’y a déjà plus de Français en compétition. Cette année, les vagues sud africaines n’ont pas vraiment permis à nos athlètes de s’exprimer. Hormis quelques belles victoires, le bilan est assez mitigé. Carrique, Goold et Vaast sortent prématurément Les jeunes de la bande ont été mis en difficulté dans leurs séries. Tiago Carrique termine dernier avec un score total de 11,93, à quelques unités seulement de la deuxième place qui aurait pu lui permettre de se qualifier au tour suivant. Rageant ! Chez les filles, Kiara Goold termine à la troisième place avec une note de 9,96 dans une série dominée de la tête et des épaules par Sierra Kerr. Même sort pour Aelan Vaast qui se classe également troisième avec un petit score de 6,90. Pour eux la déception est grande et ils ont forcément très envie de se rattraper dès la prochaine étape en Californie. Thyssen
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N° 003 / 016
Le monde du surf professionnel est fait de compétitions tout au long de l’année. Parmi elles, certaines se démarquent clairement par leur histoire, leur spot et leur aura. L’US Open of surfing est une de ces étapes immanquables dans une saison. Elle se déroule sur la mythique plage Huntington en Californie, reconnaissable entre mille grâce à sa jetée et les piliers qui la soutiennent au-dessus de l’océan. Une riche histoire Depuis 1959, ces vagues californiennes ont vu s’affronter les tous meilleurs surfeurs. Il suffit de jeter un oeil au tableau des vainqueurs pour s’en rendre compte. Entre autre ? Tom Curren, Joyce Hoffman, Sunny Garcia, Rob Machado, Kelly Slater, Andy Irons, Carissa Moore, Julian Wilson ou encore la Française Johanne Defay. Gagner à Huntington n’assure pas une qualification directe pour le CT ou un titre de champion du monde. Cependant, une victoire ici assure
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N° 004 / 016
Dans des conditions pas toujours évidentes, les surfeurs et surfeuses engagés sur le circuit qualificatif pour accéder au CT se livrent déjà des batailles acharnées. Des défaites inattendues Chez les femmes comme chez les hommes, les premières séries ont donné lieu à des résultats parfois surprenants. Plusieurs gros noms ont d’ores et déjà été éliminés. Parmi eux, des membres du CT qui luttent pour leur maintien dans l’élite. Ainsi Luke Thompson (local de l’étape et tenant du titre), Callum Robson, Eli Hanneman, Joel Vaughan, Rio Waida, Oscar Berry ou encore Crosby Colapinto ont raté leur première étape chez les hommes. Chez les femmes Nadia Erostarbe (championne ici-même la saison dernière) et Sally Fitzgibbons sont passées elles aussi à la trape. Des face-à-face intéressants Si certains n’ont pas réussi à sauver leur peau dans les vagues sud-africaines, d’autres ont clairement
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N° 005 / 016
Le goofy de 24 ans Tiago Carrique débute sa saison sur le circuit des Challenger Series en Afrique du Sud au Ballito Pro. Comme à chaque début de nouvel exercice, il y a une grande attente de la communauté française autour de lui. Il faut dire que le garçon est talentueux et qu’il a les capacités pour se hisser sur le plus haut sommet du surf mondial. Un grom prometteur Dès son plus jeune âge Tiago impressionne. De nombreuses victoires au niveau national lui confère très tôt le statut de grand espoir. Et si certains s’emballent et finissent par perdre pied, ce n’est pas du tout son cas. Il reste sérieux, bien encadré par ses entraîneurs et continue de gravir les échelons. Petit à petit, celui qui était connu en France commence à se faire un nom à l’international. Les résultats parlent pour lui : 2 victoires sur le Junior Tour en 2019 et 2 autres sacres sur le circuit QS à Anglet en
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N° 006 / 016
Il va falloir s’habituer à entendre parler des Vaast. Après le grand frère Kauli champion olympique en 2024, champion du CS 2025 et aujourd’hui rookie sur le CT, la petite soeur Aelan cherche elle aussi à tracer sa propre voie dans le surf mondial. La Tahitienne est aujourd’hui l’un des grands espoirs français. Des premiers résultats intéressants Dans sa courte carrière Aelan Vaast compte déjà quelques succès. D’abord chez les juniors, elle remporte les étapes de Ferrol et des Açores en 2022, lui permettant de terminer la saison sur la deuxième marche du podium, à quelques points seulement de la Basque Janire Gonzalez Etxabarri. En 2023, c’est une première fois exceptionnelle pour elle sur le CT. Appelée pour remplacer Bettylou Sakura Johnson indisponible pour le Tahiti Pro, elle a l’occasion de surfer dans son jardin de Teahupo’o face aux meilleures surfeuses du monde. Si elle doit
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N° 007 / 016
Si on devait coller un adjectif à Jorgann Couzinet, on choisirait surement “acharné”. Depuis sa découverte du surf à La Réunion, il n’a cessé d’évoluer dans ce milieu avec un rêve en tête : intégrer le prestigieux Championship Tour de la WSL. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en donne les moyens. De résultats en résultats, Jorgann commence à se faire un nom dans les catégories juniors puis chez les adultes au niveau national et continental. Ce qui n’était qu’un rêve devient alors un objectif à chaque début de nouvelle saison. Quelques pas dans l’élite mondiale Ses différents succès lui permettent de décrocher une wild-card pour participer au Quiksilver Pro France en 2018 puis 2019. Il concourt également à J-Bay en 2019 ainsi qu’au MEO Rip Curl Pro Portugal l’année dernière. Durant ces quelques étapes, il peut montrer ce qu’il vaut en faisant face à ce qui se fait de
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N° 008 / 016
On terminait notre dernier article sur un espoir : « en espérant, quand même, que la chance finisse par tourner ». Elle a tourné. Pour sa journée de finales, Lacanau a enfin allumé son plan d'eau et offert des vagues fun du matin au soir. Fini la loterie des petites séries : place aux vrais duels, ceux où la stratégie, le sens marin et le talent finissent par départager les meilleurs. Une journée de sport, une vraie. Le vainqueur l'a résumé lui-même sur scène : « On a eu des vagues vraiment fun aujourd'hui. » Une finale France-Allemagne aux accents basques Chez les hommes, le public girondin a d'abord poussé derrière son local Luan Nogues. En demi-finale, c'est finalement Noe Ledee, le jumeau prodige de Saint-Barthélemy, qui a pris le relais pour porter le drapeau tricolore jusqu'en finale, au terme d'un duel fratricide entre représentants français. En face l'attendait l'un des
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N° 009 / 016
Disons-le franchement : l'océan n'est pas au rendez-vous cette semaine à Lacanau. Depuis le coup d'envoi mercredi, la houle reste petite, stationnaire, et le plan d'eau peine à offrir de quoi scorer. Sur beaucoup de séries, le talent ne suffit plus : il faut aussi tomber sur la bonne vague au bon moment. La WSL ne dit pas autre chose, elle qui réclamait une vraie "sorcellerie des petites vagues" pour passer les tours. Alors ce vendredi, l'organisation a mis les bouchées doubles : deux tours complets avalés dans la journée pour resserrer les tableaux jusqu'au Round of 16, programmé demain. Et l'hécatombe est passée par là. La loterie des petites vagues Dans ces conditions piégeuses, aucun favori n'était à l'abri. Maxime Huscenot est tombé dès le Round of 64. Justin Becret a suivi au tour suivant. Et le tenant du titre Sam Piter a lui aussi quitté la compétition au Round of 32, une
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N° 010 / 016
“Surprise, surprise, the king is back !”. Deux ans après sa retraite, l’homme qui compte 11 titres de champion du monde est de retour. Kelly Slater a été invité par la World Surf League à participer au Tahiti Pro pour se frotter une nouvelle fois à la vague et aux surfeurs les plus dangereux du monde. L’occasion pour le cinquantenaire de renfiler le lycra. Une compétition marquée de son empreinte Si la WSL a décidé d’offrir une wild-card au natif de Cocoa Beach, c’est pour deux raisons principales. La première, c’est parce qu’il est l’un des meilleurs surfeurs à Teahupo’o. Il est tout de même celui qui compte le plus de victoires sur cette vague, hommes et femmes confondus, avec 5 sacres. Avoir Kelly sur cette gauche tubulaire, c’est être assuré d’avoir du spectacle. La deuxième raison qui explique cette invitation, c’est que sa marque Outerknown est le sponsor principal de l’étape.
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N° 011 / 016
Avant que les stars du Championship Tour ne débarquent dans la passe de Hava'e, une autre bataille s'est jouée. Du 2 au 5 juillet, les meilleurs surfeurs polynésiens se sont affrontés lors des Trials de la Tahiti Pro, principale porte d'entrée des talents locaux vers l'élite mondiale. Au bout de deux jours de compétition, deux enfants du pays ont décroché le graal : Eimeo Czermak chez les hommes et Kelia Gallina chez les femmes. Tous deux rejoignent Kauli Vaast, Vahine Fierro et Tya Zebrowski sur le tableau principal, du 8 au 18 août. Pour cette 27e édition, la Fédération Tahitienne de Surf a d'ailleurs érigé les Trials en véritable événement. Eimeo Czermak, la délivrance au bout de la route Il attendait ça depuis si longtemps. À 23 ans, Eimeo Czermak fait partie de ces spécialistes de Teahupo'o dont le free surf régale les initiés depuis des années. Mais la wildcard, elle, se
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N° 012 / 016
Il pensait que ce chapitre était clos. Après une carrière passée à jongler entre la compétition et le free surf, Charly Quivront s'était fait une raison : place au voyage, aux vagues parfaites et aux images. Et puis, il y a quelques jours, tout a basculé. La World Surf League lui a offert une wildcard pour les Challenger Series 2026. Le surfeur français a annoncé la nouvelle sur ses réseaux, visiblement bouleversé : "C'est difficile de mettre des mots sur ce que je ressens." Un chapitre qu'il croyait refermé Pour comprendre l'émotion, il faut connaître l'histoire. Charly, c'est ce gamin de Royan qui a appris à surfer dans un estuaire de Charente-Maritime, une "rivière" aux eaux marron, loin des vagues parfaites. À 13 ans, il signe chez Volcom et migre dans les Landes. À 15 ans, il découvre Hawaï et Pipeline. Depuis, il n'a jamais vraiment tranché entre les deux mondes qui le
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N° 013 / 016
Quand on voit l’Italien Leonardo Fioravanti actuel numéro 1 mondial sur le CT, on se dit que le surf européen a de bonnes années devant lui. Justement, les jeunes surfeurs et surfeuses évoluant dans la zone Europe du Junior Tour de la WSL vont pouvoir montrer toute l’étendue de leur talent sur les vagues du Santocha à Capbreton. Des points à prendre Chez les filles comme chez les garçons, cette troisième étape européenne a un grand intérêt sportif. Les jeunes Français qui sont un peu à la traîne au classement général ont là une bonne occasion de se rattraper et d’engranger des points. Alai Rodriguez Albeniz actuel sixième au général peut espérer se rapprocher de l’Allemand Hans Odriozola et de l’Irlandais Joshua Karbus qui sont très en forme depuis le début de la saison. Quant à Naïa Monte qui est troisième au classement, elle va tenter de prendre la première place grâce à un bon
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N° 014 / 016
On avait quitté Édouard Delpero en novembre dernier sur un résultat au goût amer. Au Salvador, alors qu’il était en lisse pour décrocher son premier titre de champion du monde de longboard WSL, il se faisait finalement passer devant par l’Australien Kai Ellice-Flint. Il terminait donc la saison 2025 à la deuxième place après un magnifique parcours. Mais la force d’un champion c’est de pouvoir se relever après un échec. Et le Marseillais d’origine a parfaitement su le faire. Une première à Ferrol Après avoir terminé par deux fois sur la deuxième marche du podium, Édouard Delpero a finalement réussi à s’imposer lors du GADIS Longboard Pro Ferrol. Opposé en final au Basque Jon Garmendia Gonzalez, au Britannique Ben Skinner et au jeune Français Louis Marchiset, il parvient à s’imposer non sans difficultés avec un joli score de 14.67. Une première victoire en Galice qui lui permet de
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N° 015 / 016
“C’était génial !”. À l’issue de la projection du jeudi 2 juillet au hangar Moskova d’Anglet, les avis étaient unanimes. Une fois encore, Clément Roseyro et son acolyte à la réalisation Arthur Picard ont régalé. Leur nouvel opus STEP UP est une réussite et illustre bien le cap qu’ils ont passé tous les deux. Côté surf, Roseyro est à son meilleur niveau que ça soit dans les grosses vagues ou dans les plus petites, sur une planche de surf ou avec un kitesurf. Derrière la caméra, Picard propose une réalisation plus esthétique avec des images toujours plus impressionnantes. Un opus plus émotionnel Si ONE STEP était un autoportrait de Clément et de son ambition dans le surf de grosses vagues, ce deuxième volet laisse plus la parole à ses proches. De ses parents aux personnes qui l’ont vu grandir dans le surf, en passant par son meilleur ami ou encore la surfeuse Justine Dupont, les
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N° 016 / 016
En pleine pause estivale après les 6 premières compétitions, la World Surf League a annoncé il y a quelques heures l’ajout d’une 13e étape sur le CT pour cette saison. Elle se déroulera aux Philippines sur le spot de Cloud 9 du 31 octobre au 10 novembre. Une décision notamment motivée par la possibilité que la compétition à Abu Dhabi ne puisse pas se tenir à cause des vives tensions qui agitent la région depuis plusieurs mois. Un spot bien connu de la ligue Le directeur de la WSL, Ryan Crosby, est satisfait de ce nouveau partenariat avec les Philippines : “Nous sommes excités d’accueillir les Philippines sur le Tour grâce au soutien du gouvernement local”. Il faut dire que la ligue a déjà ses habitudes dans ce pays d’Asie du Sud-Est et plus particulièrement à Cloud 9 puisque depuis 2014 elle y organise une étape du circuit QS (une compétition notamment remportée par Oscar Berry en
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