L'océan ne distribue pas ses vagues au hasard : il respire. De longues minutes calmes, presque plates, puis un groupe de vagues nettement plus grosses qui déboulent l'une derrière l'autre. C'est la série. Au line-up, tout le monde la voit arriver en même temps, une ligne sombre au large, et l'ambiance change d'un coup : chacun se replace, calcule, choisit.

Tout l'art est là : quelle vague de la série prendre ? La première est souvent la plus propre, mais la rater signifie prendre les suivantes sur la tête. En compétition, ce choix décide des titres : attendre la bonne vague de la bonne série pendant que le chrono tourne, c'est le poker du surf. Et le silence entre deux séries, c'est le moment où l'on discute, tout simplement.