Une des journées les plus attendues de la saison est sur le point d’arriver. Les derniers athlètes en lice pour remporter le Tahiti Pro vont se livrer une ultime bataille après avoir déjà éliminé pas mal de leurs concurrents, dont des gros noms.
Un spectacle incroyable chez les hommes
Dès les premières journées, le ton est donné. Les vagues sont gigantesques et l’atmosphère qui règne sur le spot est presque effrayante. D’office, on comprend que seuls les plus engagés ont une chance de s’imposer ici. Les surfeurs à l’aise sur cette gauche dangereuse ne sont pas légion. Ainsi, si certains ont des wipeouts mémorables, d’autres, comme Ramzi Boukhiam, Seth Moniz, Kelly Slater ou encore Griffin Colapinto tirent directement leur épingle du jeu.
Hormis le “King” qui s’est fait sortir par le tenant du titre à Tahiti, Jack Robinson, tous ces surfeurs sont qualifiés pour les quarts de finale. Tous ont également pris des bombes qui envahissent les feeds des fans de surf sur les réseaux sociaux. Il est impossible que vous ayez loupé le 10 de Griffin, le 9.70 de Robinson ou encore le 8.17 de Ramzi. Dans ces vagues de 2 voire 3 mètres, ils sont clairement les grands favoris.
En revanche, et de façon assez inattendue, des grosses têtes sont vite tombées. Yago Dora s’est fait sortir par un Moniz trop fort pour lui, Leonardo Fioravanti n’a pas bien géré sa fin de série, Gabriel Medina n’a rien pu faire face à l’expérience de Slater et il n’a pas manqué grand-chose au champion olympique Kauli Vaast pour se qualifier en quart de finale.

De la déception chez les femmes
Si les hommes ont impressionné, on ne peut malheureusement pas en dire autant des femmes. Rares sont celles qui ont réussi à bien surfer la vague de Teahupo’o, et ce, même si la taille a grandement baissée sur les derniers jours. Une déception pour elles, mais aussi pour les suiveurs et la ligue qui s’attendaient à un meilleur niveau.
Si le spectacle n’est pas forcément au rendez-vous, l’inattendu, en revanche, l’est bel et bien. Le premier tour a fait des ravages chez les surfeuses expérimentées. Vahine Fierro, Stephanie Gilmore et Tyler Wright sont sorties par la petite porte. Le deuxième tour n’a pas été plus clément avec Carissa Moore et la numéro un mondiale Gabriela Bryan. On en attendait plus de la part de ces surfeuses d’élite sur cette étape.
Toutefois, Erin Brooks, Molly Picklum, Caitlin Simmers et surtout la toute jeune Kelia Gallina, locale de l’étape et vainqueure des Trials, se sont montrées plutôt entreprenantes, ce qui leur a permis de scorer et de marquer les esprits. Cette nouvelle génération de surfeuses n’a clairement pas froid aux yeux et fait taire ceux qui estiment que les filles n’ont pas vraiment leur place sur cette vague légendaire.

La WSL lance la “Yellow Alert”
Pour les deux catégories, il ne reste à disputer que les quarts de finale, les demi-finales et les deux finales. 14 séries que la WSL peut expédier en une seule et dernière journée. Et il faut avouer que certains affrontements valent le détour. Chez les hommes, on pense par exemple au succulent Italo Ferreira contre Ethan Ewing, à l’inespéré Ramzi Boukhiam contre George Pittar ou au spectaculaire Jack Robinson contre Griffin Colapinto. Chez les femmes, on va grandement apprécier regarder Erin Brooks face à son amie Molly Picklum, et on va encourager de toutes nos forces la Tahitienne Kelia Gallina face à Anat Lelior.
Quoi qu’il se passe dans cette ultime journée, elle risque fortement de chambouler la course au titre et la lutte pour le maintien sur le CT. Et si les conditions (et les niveaux) se prêtent au jeu, on risque de passer une soirée mémorable. On a déjà hâte que ça commence !


