Tout le monde veut la vague verte, lisse, celle des photos. Et tout le monde commence pourtant ici, dans cette écume blanche qui pousse tout droit vers la plage. La mousse est le professeur idéal : elle avance à vitesse constante, pardonne les erreurs, et permet de répéter le take-off cent fois dans la même heure.
Le jour où tu quittes la mousse pour aller chercher les vagues non cassées au large, tu changes officiellement de monde : il faut passer la barre, lire les séries, trouver sa place au line-up. Mais ne crache jamais sur la mousse : les jours minuscules, tu verras des surfeurs confirmés y retourner en riant, planche en mousse sous le bras.
