C'est la planche des premières joies : grosse, molle, insubmersible, incapable ou presque de blesser qui que ce soit. Elle flotte tellement qu'elle rattrape les erreurs de rame, pardonne les take-offs approximatifs, et transforme la moindre mousse en vague de la victoire. Toutes les écoles de surf du monde en ont des piles, et c'est justice.
Le plus beau retournement des dernières années : le pain de mousse est devenu cool. Les surfeurs confirmés en gardent un pour les jours d'été sans houle, les pros s'amusent dessus entre deux compétitions, et plus personne ne ricane sur le parking. La leçon est belle : dans le surf comme ailleurs, le plaisir n'a pas de niveau requis.
