Le même spot, la même houle, et tout est gâché : l'onshore pousse les vagues dans le dos, les fait s'écrouler en avance, hache la surface en un clapot désordonné. Les surfeurs ont un mot pour cette mer-là : c'est « détruit ». On sort de l'eau, on va boire un café, on attend demain.

En compétition, ce vent décide du programme. Quand tu vois un contest « en attente » alors que les vagues semblent là, c'est souvent lui le coupable : les organisateurs guettent la fenêtre où le vent tombera ou tournera. Toute la dramaturgie des journées de waiting period que l'on vit ensemble pendant nos lives tient souvent à ça : un combat entre une houle qui arrive et un vent qui gêne.