Le nose, c'est le bout avant : pointu sur une planche courte, large et arrondi sur un longboard, où l'on va parfois marcher jusqu'à y poser les orteils. Le tail, c'est l'arrière, là où sont fixées les dérives et où le pied arrière s'appuie pour faire tourner la planche, souvent sur un pad, ce morceau de mousse antidérapante collé sur le pont. Sa forme se reconnaît au premier coup d'œil : squash, carrée aux coins arrondis, la plus répandue ; round, toute en rondeur ; pin, en pointe, sur les guns ; swallow, en queue d'hirondelle, sur les fishs.

Ces formes ne sont pas décoratives. Un tail large et carré donne de la portance et de la vivacité dans les petites vagues ; un tail étroit et pointu tient mieux à grande vitesse et dans les vagues creuses. Un nose large aide à ramer et à partir tôt ; un nose plus fin passe mieux en canard et se faufile dans les vagues raides. À l'eau, tu entendras « j'ai planté le nose » bien plus souvent que n'importe quelle explication technique, et c'est normal : c'est une des chutes les plus courantes au take-off. Choisir une planche, c'est d'abord choisir ce qu'on met devant et derrière.