Longueur, largeur, épaisseur : pendant longtemps, on choisissait sa planche avec ces trois chiffres, et on se trompait souvent, parce qu'ils ne disent rien de la façon dont la matière est répartie. Le volume, qu'on appelle aussi le litrage, les résume en un seul. Depuis que la plupart des planches sont dessinées sur ordinateur, il se calcule précisément, et il est devenu le premier réflexe pour comparer deux modèles. Il dit combien la planche te porte : assez de volume et tu rames vite, tu pars tôt, tu restes stable ; trop peu et chaque vague devient une bataille. À l'inverse, trop de volume rend la planche lourde à tourner et dure à enfoncer en canard.
Le bon volume dépend de ton poids, de ton niveau, de ta forme du moment et des vagues que tu vises. Les marques publient des tableaux, utiles pour se situer, mais rien ne remplace l'avis de quelqu'un qui t'a vu surfer. Le piège classique, c'est de vouloir la planche des pros trop tôt : on descend en litres, on prend moins de vagues, on progresse moins vite, et on se demande pourquoi. Pense aussi à l'hiver : une combinaison épaisse pèse et gêne les mouvements, quelques litres de plus ne sont pas un aveu de faiblesse. On ne progresse pas en perdant des litres, on progresse en prenant des vagues.
