Le mot vient de l'argot du surf anglophone, il est moqueur, et personne ne veut le porter. On l'entend souvent pour le débutant, et c'est un tort : tout le monde a commencé un jour, et personne ne reproche à quelqu'un de tomber. Le kook, c'est plutôt celui qui ne sait pas ce qu'il ne sait pas. Il rame au pic sur une planche qu'il ne maîtrise pas, part sur la vague d'un autre, lâche sa planche quand une série arrive, ou traverse le line-up en plein milieu du passage des vagues. Il existe aussi le kook de l'équipement : la panoplie complète du champion, et un surf qui ne suit pas.

La bonne nouvelle, c'est qu'on cesse d'être un kook bien avant de bien surfer. Il suffit de regarder avant d'entrer, de commencer loin du pic, d'apprendre les règles de priorité et de garder sa planche en main dès qu'il y a quelqu'un autour. Dire bonjour en arrivant au line-up aide aussi beaucoup. À l'inverse, il y a des surfeurs très doués qui se comportent comme des kooks, et ils se font remarquer tout autant. Tout le monde a eu son moment de solitude à l'eau, et c'est très bien comme ça. Le vrai kook, ce n'est pas celui qui débute, c'est celui qui ne regarde jamais autour de lui.