Après six premières étapes, le Championship Tour a pris une longue pause à partir de juin. Alors que les meilleurs surfeurs et surfeuses sont proches d'un retour à l'eau, il est l'heure de regarder ce qui les attend.
Les tubes de Tahiti et des Fidji
Il n’y a rien de mieux pour se remettre dans le bain que des gros barrels. Les septième et huitième étapes du CT se déroulent toutes les deux dans le Pacifique, plus précisément à Tahiti (du 8 au 18 août) et dans les îles Fidji (du 25 août au 4 septembre). Sur les vagues incontournables de Teahupo’o et de Cloudbreak, celles et ceux qui sont à l’aise dans les tubes auront clairement des points à prendre. On pense notamment à nos Français Kauli Vaast et Vahine Fierro, les locaux de l’étape en Polynésie française. Et si les conditions s’y prêtent, le spectacle sera au rendez-vous. Alors qui pour succéder à Jack Robinson et Yago Dora chez les garçons, et à Molly Picklum chez les filles ?

Passage obligé aux États-Unis
La WSL étant une ligue américaine, il est inconcevable d’envisager une saison du CT sans le moindre arrêt aux États-Unis. Et une fois de plus c’est Trestles qui accueille la neuvième étape du championnat (du 11 au 20 septembre), juste avant le début de la postseason. Des droites, des gauches, ici il y en a pour tous les goûts. Les vagues laissent une grande liberté dans les manoeuvres réalisables, et c’est peut-être la compétition la plus difficile à prédire tant les filles et les garçons peuvent toutes et tous tirer leur épingle du jeu. Pour détrôner Yago Dora et Bettylou Sakura Johnson il faudra donc être très convaincant.

Escale européenne
Il y a encore quelques années, l’Europe était un passage obligé pour le CT qui comptait plusieurs compétitions sur le Vieux Continent. Désormais il n’y en a plus qu’une : le MEO Rip Curl Pro Portugal (du 16 au 25 octobre), dixième étape de la saison. Sur le spot de Peniche, les 24 hommes et les 16 femmes qualifiés pour les playoffs devront faire preuve d’adaptation pour être en mesure de dompter ces vagues capricieuses (et parfois très solides). Les rares Européens ont une carte à jouer, mais attention aux Brésiliens qui sont habitués à surfer dans des conditions parfois similaires. L’année dernière Yago Dora et Caroline Marks s’étaient imposés et ils sont clairement en mesure de réitérer leur performance.

La nouvelle venue
On en parlait déjà il y a quelques semaines, la WSL a décidé de rajouter une épreuve au calendrier de la saison 2026. Pour la onzième étape, les surfeurs doivent se rendre aux Philippines, sur le spot de Cloud 9. Une vague bien connue des QS mais qui fait son entrée pour la première fois sur le CT. Si certains connaissent déjà les lieux, d’autres vont surfer ici pour la première fois. Il est donc difficile de dire qui sera en mesure de s’imposer sur cette droite qui tube et qui fait également office de parfait tremplin pour envoyer des gros airs. Hâte de découvrir ce que cela donnera !

L’interrogation aboudabienne
C’est sans doute la compétition la plus décriée depuis son arrivée sur le CT. La douzième étape de la saison (du 25 au 29 novembre) a lieu à la piscine à vagues de Kelly Slater dans la ville d’Abou Dabi. Si son format fait l’objet de plusieurs critiques, un élément extérieur vient changer la donne pour cette année 2026 : le contexte géopolitique au Moyen-Orient. En fonction de l’évolution de la situation, les dirigeants de la WSL se laissent le droit d’annuler la compétition. Et si elle est maintenue, les surfeurs les plus spectaculaires seront logiquement récompensés, à l’image d’Italo Ferreira et Caitlin Simmers en 2025.

Le climax de la saison
Enfin le Pipe Masters retrouve la place qui lui revient de droit ! Pendant plusieurs saisons, la ligue se forçait à la mettre en ouverture de championnat, au grand dam des amateurs de surf. Aujourd’hui, l’étape est pensée comme le véritable point d’orgue du CT 2026. Tout le monde sera présent, même celles et ceux qui n’ont pas eu les points nécessaires pour accéder à la postseason. Le but est de faire de Pipeline une grande fête pour conclure la saison anniversaire des 50 ans de la WSL. Comme d’habitude les plus expérimentés et habitués à cette vague spectaculaire devraient faire partie des favoris, Barron Mamiya et Tyler Wright, tenants du titre, en tête.


